Rallye Spéléo Basilique




Koekelberg, samedi 09 avril 2005.


La basilique mystérieuse

Quelque chose sortait de l'ordinaire tant autour que dans la basilique.
Je l'approchai avec une certaine curiosité et angoisse.
Qu'allai-je y découvrir ? Des toiles de cordes, des méandres sans fin, des sabliers, des énigmes incompréhensibles, des cheminées tortueuses.

Parcours très aérien entre les clochers Le passage de la porte n° 7 se fit sans encombre.
Une salle s'ouvrit à moi, des hommes casqués, armés de descendeur, croll, mousqueton, étaient en attente.
Un maître de cérémonie s'occupait de donner un bracelet à sceller qui permettrait de se lancer dans l'aventure.
Lorsque je fermai le lien, toute sensation de peur m'avait quitté.
Néanmoins, j'étais seul pour relever ce défi : pas d'équipier disponible en ces temps de durs labeurs.


Trois flèches m'indiquèrent la piste à suivre. Trois parcours différents par la suite.
Les muscles se délient, le dos s'échauffe et la transpiration apparaît rapidement.

Dans la fosse, j'emprunte un passage souterrain. Et déjà, me voilà planté. Je ressors par la boîte aux lettres.
Me voici au point de départ. Cette fois, je suis vraiment prêt à suivre le bon parcours.

C'est alors que je remarque un autre aventurier isolé et lui propose une association.
Il s'agit de Christian Duquesne du club La Cordée.

Nous nous jetons alors dans la fosse et remontons un aspirateur à poussières de 30 mètres de haut, débouchant ensuite sur le dessus de la voûte de la basilique où les parcours se séparent.

Le A, jaune, A comme aérien. Le D, bleu, aérien mais plus facile et le C, vert, dont nous ne savons rien.
A proximité nous découvrons la corde qui plonge au cœur de la basilique.
Il s'agit du P90 accessible à partir de 22.00 Hrs.


Finalement nous sommes partant pour le parcours bleu.
Il fait glacial au dehors et sommes en pleine transpiration. Il nous manque une épaisseur de vêtement.
Au départ, à l'extérieur, nous découvrons une feuille plastifiée présentant trois situations de double amarrage dont une est idéale. Après échange et réflexion, notre choix est fait et pointons notre feuille réponse.

Parcours aérien C'est ainsi que nous laissons passer devant nous 4 nordistes qui semblaient bien évoluer.
Mal nous en a pris.

Après une heure, le 4ième larron débutait le parcours.

Une demi-heure plus tard, ils n'étaient guère avancés.
Et toujours ce vent glacial qui semblait avoir pétrifié ces individus.

Devant cette débâcle, nous découvrons le grand couloir circulaire à la recherche d'une piste et tombons sur le parcours C.


Nous entrons dans l'obscurité des lieux. Christian n'a pas de lampe. Il faut que j'en tienne compte et lui fasse profiter de mon halo de lumière, voire que je l'éclaire aux fractionnements.
Successions de montées sur corde et enfin, grande descente entrecoupée de paliers d'escaliers, le long d'une buse d'évacuation.
Ensuite passage au dessus d'une voûte pour redescendre dans une petite salle d'où nous sortons en reprenant une petite corde. Une autre question nous attend et porte sur la manière idéale d'équiper une tête de puit.


Nous retrouvons notre couloir et interrogeons des araignées occupées sur une série de parapluies et de lianes.
Nous comprenons que nous venons de faire la 2ième partie du parcours C et qu'il ne reste plus qu'à reprendre le début et se farcir une grande longueur de vires et de parapluies.

Nous répondons à une troisième question.

Les parapluies sont petits et larges. Les techniques sont mises à rude épreuve, ça dégouline de partout, ça jure, ça pendule pour attraper les cordes intermédiaires et distantes situées entre les parapluies.
A la fin du parcours, nous n'entendons qu'une chose : la soif qui crie en nous. Il faut absolument redescendre en bas !

Nous constatons alors que la basilique est envahie de toute part. Une équipe de télévision est sur place.
De nombreux aventuriers, comme nous, veulent également descendre mais ne trouvent pas d'issues libres permettant un retour rapide.
Il y a bien une volée d'escaliers, mais réservée aux pigeons car elle donne sur deux portes closes.

Je décide finalement de redescendre par une des deux cordes du P30. Faut-il encore que l'une d'elle soit libre !
J'ai derrière moi une petite dizaine de personnes qui veulent suivre.

Une chance inouïe : une des 2 cordes vient de se libérer et je m'engage donc rapidement.
Au bas, je la monopolise afin de permettre aux autres de s'échapper de l'envoûtement de la basilique.

La salle - départ - exposition Un message accroché sur mes affaires m'annonce l'arrivée de mon épouse et du gamin.

Je me déséquipe et remets mon formulaire réponse flanqué des 3 trous réalisés à l'aide d'un clou.

Je regarde à nouveau certains panneaux des stands et rejoins la buvette.



Rochefort est là et me réhydrate quelque peu. Nous débriefons avec Christian, nous échangeons nos sentiments et avis.

Nous avons vraiment été heureux de notre association pour découvrir cette basilique mystérieuse qui nous a révélé être une épreuve de longue haleine et fort intéressante.


Je retiens qu'il faut prendre de quoi manger et boire, s'attendre à avoir très chaud à l'intérieur et très froid à l'extérieur, qu'il ne faut pas être pressé, qu'une certaine connaissance des circuits est nécessaire vu le balisage limité.

Je pense qu'un point de contact, de renseignements au niveau du carrefour des circuits au niveau des voûtes serait le bienvenu afin d'orienter les novices.
Il serait à même de conseiller, d'expliquer les différents parcours, d'indiquer les échappatoires, d'effectuer une liaison avec le niveau bas.


Encore toutes mes félicitations au GS Redan pour cette superbe organisation et merci de nous avoir permis de découvrir cette basilique ... déjà moins mystérieuse.


Rédacteur : Philippe Nägele.

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